Calculs rénauxDescription

Les calculs rénaux ou néphritiques, communément appelés « pierres aux reins », se forment lorsque de petits fragments minéraux présents dans l'urine se déposent dans le rein ou l'uretère (tube qui relie le rein à la vessie). Les minéraux adhèrent à ces fragments et finissent par former des calculs. Les calculs rénaux sont généralement composés d'oxalate de calcium, naturellement présent dans l'urine. Les autres produits chimiques qui composent les calculs rénaux sont l'acide urique, la cystine et la méthionine.
Les calculs ont souvent de petites dimensions et peuvent traverser d'eux-mêmes le système urinaire. Ils sont plus susceptibles de se former dans les climats chauds ou pendant l'été. Lorsque les gens sont déshydratés, la concentration des minéraux dans leur urine augmente. Il est alors plus facile pour les petites particules minérales de se déposer dans l'urine et de commencer à former des calculs. Les calculs rénaux sont trois fois plus fréquents chez les hommes que chez les femmes. Ils semblent également présenter une composante familiale. Les personnes qui ont déjà eu un calcul au rein sont exposées à des risques accrus d'en avoir d'autres.
Causes

Il n'y a pas de cause bien établie pour les calculs rénaux, même si la déshydratation est un facteur de risque majeur. Les calculs rénaux peuvent également être provoqués par un déséquilibre du métabolisme qui entraîne des concentrations anormalement élevées des sels minéraux qui s'accumulent dans l'urine. Les calculs composés d'acide urique apparaissent chez les personnes qui souffrent notamment de la goutte, d'une déshydratation chronique et de certaines formes de cancer. L'hyperparathyroïdisme, trouble qui provoque une hyperactivité de la glande parathyroïde, peut également être relié à l'apparition de calculs rénaux, ainsi qu'à certains troubles intestinaux.
Les calculs rénaux peuvent aussi être déclenchés par une infection bactérienne chronique du système urinaire.
Symptômes et Complications

Les petites calculs rénaux sont souvent indolores. Les calculs plus grosses peuvent empêcher l'écoulement de l'urine et provoquer un gonflement douloureux du rein. Si le calcul se déplace et atteint l'urètre, il peut provoquer des douleurs graves appelées colique rénale. Les calculs rénaux peuvent en outre provoquer des nausées et des vomissements, la présence de sang dans l'urine, une fièvre, des douleurs au moment d'uriner et d'autres symptômes d'une infection.
Si l'écoulement urinaire est obstrué, le rein peut être rapidement endommagé. Une infection grave appelée pyélonéphrite peut également survenir en raison de l'obstruction de l'écoulement urinaire.
Diagnostic

Le médecin réalise généralement une série d'analyses de sang et d'urine afin de déterminer la présence de calculs rénaux. Des techniques d'imagerie, par exemple une pyélographie intraveineuse, c'est-à-dire un type de radiographie du système urinaire, peuvent également permettre de diagnostiquer la présence de calculs rénaux.
Si un calcul est décelé, le médecin peut recommander des épreuves métaboliques afin d'établir si un trouble du métabolisme peut être en cause. Ces examens comprennent une analyse de sang et d'échantillons d'urine prélevés pendant 24 heures. Si un calcul est évacué, il est analysé afin d'en déterminer la composition.
Traitement et Prévention

Les douleurs provoquées par les calculs rénaux peuvent être traitées à l'aide d'analgésiques vendus sur ordonnance, par du repos au lit et par la consommation de grandes quantités de liquide afin de prévenir la déshydratation.
La majorité des calculs sont éliminés d'eux-mêmes dans les six semaines. Les autres peuvent être dégradés en petits morceaux ou être extraites chirurgicalement. Les calculs peuvent être dégradés à l'aide de techniques thérapeutiques appelées néphrolithotripsie extra-corporelle par ondes de choc, cystoscopie ou lithotripsie percutanée.
Lors d'une néphrolithotripsie extra-corporelle par ondes de choc, des ondes de choc qui traversent des sacs d'eau sont placées sur la peau et orientées directement sur le calcul. Elles dégradent le calcul en plus petits morceaux pour leur permettre d'être éliminés par l'urètre. Cette intervention peut être réalisée en clinique externe. Si le calcul est dans la vessie ou une partie plus haute de l'urètre, il peut être broyé par cystoscopie. Lors de cette intervention, le médecin installe un tube d'observation et un dispositif de trituration
dans la vessie ou la partie inférieure de l'urètre. Le dispositif de trituration peut permettre d'extraire le calcul ou de la dégrader à l'aide d'un laser ou d'énergie électrique. Les calculs qui sont trop gros pour être extraits peuvent être dégradés par lithotripsie percutanée. Cette intervention est réalisée en clinique externe, sous sédation. Un tube d'observation est inséré par une incision pratiquée dans le côté. Le calcul est ensuite dégradée par ultrasonographie ou à l'aide d'énergie électrique.
Une chirurgie est réalisée dans les cas où les techniques indiquées plus haut ont échoué. Il s'agit généralement des cas pour lesquels les calculs sont gros ou difficiles à atteindre. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale. Le médecin pratique une incision dans le côté de l'abdomen, et une autre dans l'urètre ou le rein afin de retirer le calcul. Les incisions sont ensuite suturées.
Si le calcul s'est formé en raison d'un trouble du métabolisme, le médecin peut prescrire une alimentation spéciale et des médicaments visant à régler le métabolisme. Par exemple, la prise d'allopurinol*, médicament qui réduit la production d'acide urique, peut prévenir l'apparition de calculs composés d'acide urique. Ce même médicament est prescrit contre la goutte. Les diurétiques thiazides peuvent prévenir la formation des calculs composés de calcium. L'organisme de certaines personnes manque d'un produit chimique appelé citrate. Des suppléments de citrate peuvent alors contribuer à prévenir la formation de calculs rénaux.
Les calculs rénaux peuvent être prévenus par la consommation de 8 à 12 verres d'eau tous les jours et par le fait de boire au cours des repas. Il est recommandé de boire suffisamment de liquide pour que l'urine soit pratiquement incolore. Le médecin peut également recommander une réduction de la quantité de protéines et de sel dans l'alimentation.
*Tous les médicaments portent un nom générique et un nom de marque. Le nom de marque est choisi par le fabricant (p. ex. : TylenolMD). Le nom générique est le terme médical par lequel on désigne le médicament (p. ex. : acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais un seul nom générique. Dans cet article, les médicaments sont désignés par leur nom générique. Pour obtenir de l'information sur les noms de marque, adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien.